Noël, autrement

Chaque année, rebelote, nous revoilà en décembre, ce mois qui existe uniquement pour une seule date, Noël. Ok, c’est sympa, il y a la magie, la famille (ou pas), l’amour (ou pas), toussa, toussa… Mais il y a aussi tellement de consommation, tellement de gaspillage, d’argent qui s’envole. Tellement disproportionné comparé au reste de l’année. Trop de préparatifs, trop de jouets pour les enfants, trop d’excès de nourriture pour les adultes. C’est une période de beaucoup de “trop” à mon goût. Si tu es très Christmas spirit, alors, je te déconseille cette lecture, cet article n’est pas pour toi.

Je vais vous faire un aveu : j’ai célébré mon premier Noël à l’âge de 24 ans. Ne me demandez pas pourquoi, c’est une très longue histoire… Disons que ce n’était pas coutume dans ma famille. Incroyable, non ? Je vous assure, j’ai vécu une enfance très heureuse ! Mais je reconnais que pendant toutes ces années, il y avait une partie de moi, qui regrettait cette fête (les repas de famille et les cadeaux ) et une autre, qui était indifférente. Mes parents se débrouillaient assez bien, pour nous faire plaisir d’une autre façon et cela nous suffisait. Quand Zoé est née, j’ai enfin découvert la magie de Noël. J’ai découvert le véritable sens de cette date. Voir son visage s’illuminer, ses petits yeux scintiller devant le sapin et toute son illusion de croire au Père Noël. J’avais trouvé une bonne raison pour commencer à m’approprier cette fête païenne.  Eh puis, au fur et à mesure que Zoé grandissait, nous avons rajouté “la liste” pour le Père Noël (et le reste de la famille) et les cadeaux ont commencé à s’entasser sous l’arbre, d’une façon complètement démesurée. Je me souviens encore, la première fois que j’ai vu tous ces cadeaux, sous le sapin de ses 2 ans ! J’en ai eu mal au ventre et presque des larmes d’impuissance. Je ne voulais pas que ma fille grandisse en pensant que tout cela était normal. Il n’y avait rien de normal dans tout cela. Je ne reconnaissais aucune de nos valeurs dans cette façon de faire… À chaque Noël, mon “angoisse” revenait, de même il en était pour Arnaud. Alors nous avons essayé de trouver des solutions pour apaiser ce sentiment. Pourquoi autant de cadeaux ? Est-ce que cela était vraiment nécessaire ? Serions-nous des mauvais parents, si nous faisions autrement ? En plus de cela, un énorme inconvénient se pose avec le Père Noël : nul besoin de dire merci ?? Encore plus révoltant. La frustration de devoir passer par là, pour faire comme les autres, pour ne pas les “traumatiser” et les séparer du troupeau des enfants gâtés par le gros barbu. Je savais très bien que faire différent, n’était pas traumatisant du tout. Au contraire, cela invitait à la réflexion et à la compréhension de certaines choses et certains comportements. Mais la pression sociale et familiale est quand même forte. Avec le temps, nous avons trouvé notre équilibre. Nous essayons de faire des listes, qui s’ajustent vraiment à leurs besoins. J’évite de récupérer les catalogues de jouets, qui sont remplis de choses inutiles et sans aucun véritable intérêt pour eux. Je priorise les petits créateurs et l’achat de jouets qui leur apporteront quelque chose. On fait des listes courtes et précises. En dehors de cette date et celle de leur anniversaire, nous n’achetons aucun jouet. De notre part, ils reçoivent 1 ou 2 cadeaux, pas plus. Généralement, un jeu/jouet et un livre. On essaye de faire de notre mieux, pour qu’ils gardent cette magie, sans pour autant s’assoir sur toutes ces valeurs que nous leur prêchons, le reste de l’année. Pour nous, il y a rarement des cadeaux. On se programme une journée en amoureux pendant les soldes. Se faire plaisir, sans faire de grandes folies. Eh pour le reste, je me réjouis énormément d’être avec les personnes que j’aime et je fais le plein de beaux sentiments… Cette parenthèse, remplie de bonnes intentions, réchauffe l’âme et met du baume au coeur et elle nous requinque pour l’année ! Et chez vous, c’est comment ? Je vous embrasse et je vous souhaite une belle semaine.

Tennis Bensimon, Zoé, Hugo, Simon et moi. Toutes bien chaudes et celles de garçons en plus, imperméables.
Zoé porte un look imaginé par Little Cigogne.
Hugo porte un sweat Cherrypapaya.
Simon porte un pull Carrément Beau.

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